CÔTE D’IVOIRE : Alassane Ouattara réélu 94,27% dès le premier tour

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Alassane Ouattara remporte haut les mains le scrutin présidentiel de la Côte d’Ivoire dès le premier tour. Les résultats provisoires annoncés ce mardi à l’aube par la Commission Electorale Indépendante (CEI) consacrent 94,27% des suffrages exprimés au président sortant contre. Des résultats que devront confirmer le Conseil Constitutionnel dans les jours à venir.

Au soir du 31 octobre 2020, le fils prodige de Kong s’est ainsi vu renouveler la confiance de son peuple pour un troisième quinquennat, le premier de la troisième république, malgré les velléités d’empêchement de vote manifestées par une opposition parfois très violente.

Un défi relevé

Il y a quelques semaines, depuis son exil français, [l’ancien chef de la rébellion] Guillaume Soro disait à qui voulait l’entendre que la présidentielle ivoirienne n’aurait pas lieu. Une antienne reprise à l’envi et en chœur par l’opposition, qui a décrété la désobéissance civile et le boycott actif. Ils ne seront finalement pas parvenus à empêcher totalement la tenue du scrutin, qui s’est déroulé certes avec des actes de violences et de vandalismes épars, mais pas dans le chaos généralisé que tout le monde redoutait. L’autre défi de ces élections fut le taux de participation. Il est de 53,90%

Rien de bien nouveau en somme sur la lagune Ébrié, puisque, depuis une trentaine d’années, la Côte d’Ivoire est abonnée aux élections tumultueuses.

Lors de la guerre de succession consécutive à la mort d’Houphouët-Boigny [en 1993], Henri Konan Bédié était sorti vainqueur du bras de fer avec ADO [Alassane Dramane Ouattara, actuel président et déjà prétendant à la magistrature suprême]. En 2000, Laurent Gbagbo s’associe avec le général Robert Gueï pour exclure Bédié et Ouattara avant de rouler son “asso[cié]” dans la farine sur fond de violences inouïes.

En 2010, les trois éléphants de la faune politique ivoirienne [Ouattara, Gbagbo et Bédié] sont tous sur la ligne de départ, mais ça se termine dans le fracas des armes. Bilan, 3 000 morts et le “Woody” [surnom de Laurent Gbagbo] expédié à la CPI pendant que les vainqueurs sablent le champagne et roulent en carrosse.

Contre vents et marées, Alassane Dramane Ouattara aura tenu tant bien que mal son pari grâce notamment à 35 000 éléments des forces de l’ordre mobilisés pour la circonstance.

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