Balotelli, 29 ans et aucun changement

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Brescia n’a pas fait évoluer Mario Balotelli. En proie à une saison difficile au niveau extra-sportif, avec deux épisodes de racisme, l’ancien attaquant de Nice et Marseille n’a pas vraiment réussi à faire parler de lui sur le terrain.

D’abord, il y a eu ce retour à Brescia au coeur du mois d’août, assez inattendu. « Je n’ai pas peur de l’échec. J’ai passé plus d’années à l’étranger qu’en Italie, au début ma mère a pleuré quand je lui ai dit que je pouvais signer à Brescia. Elle était super heureuse car mon père y a grandi, ç’aurait été un rêve pour lui aussi de me voir jouer dans ce club. »
Mais les belles histoires, malheureusement, ne durent pas toujours. En l’occurrence, celle-ci est même retombée très vite. Brescia est archi-dernier de Serie A, et seule une saison blanche pourrait sauver les Lombards, ce que Balotelli n’a d’ailleurs pas manqué de réclamer.

Surtout, les faits marquants de la saison de l’ancien Marseillais demeurent malheureusement ces nouveaux faits de racisme à son encontre : début novembre à Vérone, où il avait balancé le ballon en tribune et voulait quitter le terrain, puis début janvier sur la pelouse de la Lazio, lorsqu’il a brièvement fait interrompre la rencontre en parlant à l’arbitre. Après avoir été suspendu jusqu’à la fin du mois de septembre, et cumule plus de cartons jaunes (six) que de buts (cinq) en 19 matchs de championnat. Avant l’arrêt forcé, il restait sur six matchs sans but, sa pire série de la saison.

29 ANS ET AUCUN CHANGEMENT

« Il ne s’est pas mis dans la facilité, c’est un choix du coeur, commentait notre consultant Grégory Paisley en marge de son premier match. A-t-il cette mentalité pour être un top joueur ? Je n’en suis pas certain. Je fais partie des sceptiques, il n’a jamais confirmé. Son caractère lui fait défaut, c’est son péché. » Sans surprise, pas grand-chose n’a donc changé. Au mois de novembre, Patrick Vieira, son ancien coach à Nice, résumait à son tour : « C’est difficile pour lui de comprendre que le football est un sport collectif. Son talent est évident, mais il doit comprendre ça. Il est encore temps. Il peut être un leader, mais il lui faut mettre ce talent au service de l’équipe. »

C’est pourtant chez les Aiglons qu’il a connu les deux saisons les plus prolifiques de sa carrière, quinze puis 18 buts en 2016 et 2017 (avec également sept buts en Coupe d’Europe la deuxième année). Mais c’était avec Lucien Favre. Soliste éternel, insupportable garnement, génie incompris, chacun accolera le qualificatif voulu à Balotelli. Mais à 29 ans, il y a peu de chances que ça évolue. Même à la maison.

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