CAN-2019 : le Maroc et le Sénégal veulent passer la seconde

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Placés parmi les grands favoris de cette CAN-2019, le Maroc et le Sénégal ont fait le job sans totalement convaincre lors de la phase de groupes. Face à des adversaires à leur portée, en huitièmes de finale, ils voudront franchir un nouveau pallier.

Après une interminable phase de poules, qui n’aura au final éliminé que huit des 24 équipes qualifiées, les choses sérieuses débutent enfin à la CAN-2019, avec le coup d’envoi des huitièmes de finale. Et les premiers de cordée seront le Maroc et le Bénin, dont la confrontation est programmée vendredi 5 juillet au stade Al Salam du Caire, à 18 h (heure locale). Plus de droit à l’erreur pour ces deux sélections comme pour les quatorze autres qui ont franchi les poules.

Sans surprise, ce sont les Marocains qui se présentent comme les grands favoris de ce duel à élimination directe. Les hommes d’Hervé Renard ont terminé la première phase avec trois succès en autant de rencontres : pas forcément des triomphes, mais à chaque fois, les Lions de l’Atlas ont fini par trouver la faille. Leur bilan est limpide à défaut d’être brillant, avec trois succès sur la plus petite des marges et aucun but encaissé.

« Je ne suis pas satisfait de notre premier tour, a toutefois reconnu sans détours le coach du Maroc, en conférence de presse. Mentalement, on doit aborder ces matches de façon différente mais avec un même objectif : être concentré et faire le moins d’erreurs possibles. Il faut une abnégation sans faille. »

En face, le Bénin a déjà rempli son contrat. En réussissant pour la première fois les matches à élimination directe de la Coupe d’Afrique pour leur quatrième participation, les Écureuils ont écrit une belle page de leur Histoire. Il ne leur manque qu’une chose : remporter enfin une rencontre, un défi d’autant plus compliqué qu’ils devront composer cette fois sans leur attaquant vedette Steve Mounié, suspendu.

Grâce à la formule de cette CAN à 24, c’est en qualité de meilleur troisième qu’ils ont validé leur billet, avec trois matches nuls au compteur, dont deux 0-0. Un bilan très correct, qui montre bien que si les hommes du Français Michel Dussuyer n’ont pas une armada offensive très inspirée, ils ne sont pas non plus ouverts aux quatre vents derrière.

Et face aux Marocains, qui ont à chaque fois peiné pour régler la mire, ce pourrait être un atout indéniable. D’autant qu’une fois encore, même un nouveau nul pourrait leur ouvrir les portes des quarts, s’ils se montrent habiles en prolongation ou lors d’une hypothétique séance de tirs aux buts…

L’Ouganda rêve d’un exploit face au Sénégal

Si l’affiche entre le Maroc et la Guinée peut sembler un brin déséquilibrée, que dire de l’autre huitième du jour… Sur le papier, l’Ouganda, 16e nation continentale au classement Fifa, ne devrait pas avoir grand-chose à espérer face au Sénégal, première puissance d’Afrique.

Sauf qu’après la phase de groupes, le fossé théorique entre les deux adversaires semble s’être un peu réduit. Forcément, les Lions de la Teranga font office de favoris, même si Sadio Mané n’a pas été aussi étincelant que lors de la saison régulière, sur le front de l’attaque de Liverpool.

Les hommes d’Aliou Cissé, qui ont fait le job d’entrée face à la Tanzanie (2-0), ont ensuite subi un revers très symbolique face à l’autre cador de leur groupe, l’Algérie de Djamel Belmadi (0-1). Leur réaction, face au modeste Kenya, n’a pas totalement convaincu malgré l’ampleur du score (3-0), puisqu’il leur a fallu attendre l’heure de jeu pour enfin trouver la faille.

« Le talent est avec nous, on a énormément de potentiel. Face au Kenya, les garçons ont montré une force de caractère assez intéressante. Nous sommes optimistes pour l’avenir », a toutefois martelé le technicien sénégalais en conférence de presse, conscient que l’heure est venue de lancer une dynamique.

Et face à l’Ouganda, la tâche ne s’annonce pas non plus aisée. La sélection entraînée par le Français Sébastien Desabre a débuté idéalement sa CAN en disposant aisément d’une RD Congo pourtant largement favorite (2-0). Et si la copie rendue face au Zimbabwe a été un peu moins convaincante (1-1), elle a suffi à les qualifier pour les huitièmes.

Mais c’est peut-être leur prestation face au rouleau compresseur égyptien qui est la plus révélatrice : s’ils ont perdu (0-2), les coéquipiers de l’excellent Miyu ont dominé des Pharaons une nouvelle fois très réalistes. Et le milieu à cinq particulièrement dense qu’ils ont proposé lors de ce choc pourrait poser des problèmes à ce Sénégal qui cherche toujours le bon tempo sur ses phases offensives.

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