HSBC et UBS ont quitté le Nigeria

DSNB Africa News
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La grosse amende de 8,1 milliards de dollars  imposée à l’opérateur MTN en août dernier  aurait-elle érodé la confiance des investisseurs envers le Nigeria?  C’est ce qui transparaît dans le départ conjoint de HSBC et UBS. Ces deux institutions ont quitté le pays sur la pointe des pieds.

La banque britannique HSBC et sa consœur suisse UBS ont fermé leurs bureaux de représentation au Nigeria, a annoncé la Banque centrale nigériane le 3 novembre, indiquant que les investissements étrangers ont fortement chuté durant le premier semestre 2018.

La Banque centrale n’a pas dévoilé les raisons de la décision du géant britannique qui opère dans la banque d’affaires au Nigeria, et du numéro un mondial de la gestion de fortune.

Contactés par Reuters,  HSBC et UBS ont refusé de commenter l’annonce faite par l’institut d’émission nigérian.

Sur un autre plan, la Banque centrale a révélé que les investissements directs étrangers (IDE) au Nigeria ont chuté à 379,84 milliards de nairas (1,2 milliard de dollars) au premier semestre 2018 contre 532,63 milliards de nairas (1,7 milliard de dollars) durant la même période de 2017.

L’institution a par ailleurs estimé que les perspectives de l’économie nigériane pour le deuxième semestre  2018 sont «optimistes», compte tenu de la hausse des prix du pétrole et des volumes de brut, tout en notant que l’augmentation de la dette extérieure et les incertitudes entourant l’élection présidentielle de 2019 constituent des sources d’inquiétude.

La confiance des investisseurs dans l’économie nigériane a été ébranlée depuis que la Banque centrale de ce pays d’Afrique de l’Ouest a reproché, en août dernier, à l’opérateur télécoms sud-africain MTN d’avoir rapatrié « illégalement» 8,1 milliards de dollars avec l’aide de quatre institutions bancaires entre 2007 et 2015, et demande le retour immédiat  de la somme dans ses coffres. L’opérateur avait alors réfuté ces allégations.

Dans une note de recherche publiée en juillet dernier, HSBC avait estimé qu’un second mandat du président Muhammadu  Buhari «soulève le risque de progrès économiques limités et d’une nouvelle détérioration de la situation budgétaire, prolongeant ainsi la stagnation économique constatée durant son premier mandat, en particulier si rien ne s’opère pour réformer le système de change ou procéder à des ajustements budgétaires de nature à diversifier les revenus de l’Etat».

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