INTERNATIONAL – Nicolas Maduro en Chine à la recherche de soutiens économiques

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Vendredi, la signature de 28 accords a été annoncée, mais leur contenu reste flou. Le président vénézuélien fait face à une situation économique désastreuse qui l’oblige à rechercher des appuis à l’extérieur. Les dirigeants chinois restent très prudents.

C’est une visite surprise que le président Nicolas Maduro est en train d’effectuer en Chine. Son objectif est d’obtenir l’appui de la Chine dans sa tentative de sortir le Venezuela de la grave crise économique que le pays connaît. Il est en récession pour la cinquième année consécutive. Seuls les médias chinois ont été invités à couvrir ce voyage.

Vendredi 14 septembre, la signature de 28 d’accords concernant les secteurs pétrolier, gazier, aurifère et pharmaceutique a été annoncée. Un accord d’exploration et d’exploitation a notamment été signé entre la compagnie gazière chinoise et PDVSA, la compagnie vénézuélienne. La compagnie chinoise Yankuang devrait pour sa part participer à l’extraction d’or au Venezuela. Un accord concerne la fourniture de médicaments dont le Venezuela manque cruellement depuis de nombreux mois, ce qui provoque une situation sanitaire catastrophique.

Cité par la télévision chinoise d’État CCTV, Nicolas Maduro a déclaré que «le Venezuela remercie la Chine pour son appui et sa compréhension et veut apprendre de son excellence. Nous suivons activement le développement du plan des nouvelles routes de la Soie». De son côté le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a estimé que l’intégration du Venezuela dans le programme «Les nouvelles routes de la soie» a pour objectif de «renforcer les espaces de coopération d’optimiser les modèles (économiques) et enrichir l’alliance au bénéfice des deux peuples».

Mais peu de chiffres et de données précis ont été divulgués, ce qui rend difficile l’évaluation de la portée de ces accords. Les relations entre la Chine et le Venezuela ont subi un refroidissement depuis trois ans. Pékin a cessé d’accorder des prêts dont Caracas a un grand besoin. Quand Chavez était au pouvoir (1999-2013), la Chine a signé pour 62 milliards de dollars de prêts avec le Venezuela et aurait investi 50 milliards de dollars dans 780 projets, selon le centre d’étude de Dialogo interamericano. Le remboursement de ces prêts se faisant en pétrole, Caracas n’a pas pu honorer ces engagements quand le prix du brut a chuté et que sa production a été divisée par deux du fait de l’état délabré de ses installations pétrolières. Ces trois dernières années, la Chine a accepté de mauvaise grâce que le gouvernement de Maduro ne rembourse plus le principal de sa dette pour ne payer que les intérêts.

Dans les puits de pétrole exploités au Venezuela en joint-venture entre les compagnies chinoises et PDVSA, la dégradation de la compagnie vénézuélienne n’a pas permis de développer la production comme l’espérait Pékin.

Il est plus que probable que le président Nicolas Maduro attend de son voyage à Pékin une renégociation de ces accords de prêts qui sont fondamentaux pour le pays. Aucune information n’a filtré à ce sujet. Et si Simon Zerpa, ministre vénézuélien des Finances, a évoqué un versement de 250 millions de dollars de la part de la Banque chinoise de développement, aucune confirmation n’est venue du côté chinois.

«Je pars (en Chine) avec beaucoup d’espoir et nous nous reverrons dans quelques jours avec de grandes réussites» avait déclaré à la télévision vénézuélienne Nicolas Maduro mercredi 12 septembre avant de décoller pour Pékin. Pour l’instant, ces «grandes réussites» ne semblent pas au rendez-vous et les 28 accords signés ne paraissent pas en mesure de changer la situation dramatique de la population vénézuélienne.

source – LeFigaro

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